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  • Sexe. L'écriture et le sexe comme la madeleine de Proust

    Dimanche 15 février 2015 7.32

       Dimanche ! dehors dimanche rien à faire et rien à faire non plus dedans oh rien à faire sur la terre, vrai un dimanche sous ciel gris et je ne fais plus rien qui vaille et le moindre orgue de barbarie le pauvre m'empoigne aux entrailles. 

       Bon j'ai envoyé un mail à James le bel éphèbe que j'avais recruté en qualité de secrétaire particulier il m'avait suggéré éventuellement le fouet et quelques autres choses. Il est vrai que les corps masculins ont une densité en leurs adolescences qui suscite des convoitises, douces et pures. Leur sexe moëlleux au regard et sans nul doute au toucher, tendu ou non, chaud, une pépite de chair... 

       Il fait nuit encore. Il écrivait bien mais avoir quelqu'un dans les pattes de manière constante... Tant pis. Le chat s'est installé sur le lit. Dans la nuit encore sous le ciel sombre le croassement de quelques corbeaux.

        L'écriture m'est à la fois une thérapie, un apaisement, un bonheur de créer, d'inventer et de finir par croire en les personnages et leurs aventures et de ne plus savoir ensuite démêler la fiction de la réalité, le bonheur de polir les mots, de les relire et de les savourer comme une jolie madeleine sortie non pas des doigts de Proust mais de la pâte, du pétrin, des mains, du four du pâtissier.

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  • Sexe. La tige de Jade

    Dimanche 15 février 2015 11.01

     

          J'aurais dû aller faire une tour de vélo le long de la Loire, je suis dans la lecture des mes poètes éternels, à tour de rôles, et là Jules Laforgue ; Ah, ah ! il neige des hosties de soies anéanties; tiens laisse-moi bêler tout au plis de ta jupe qui fleure le couvent,

       mais surtout j'ai le coeur triste comme un lampion forain, moi ce matin 

        Et encore extrait de " Fleur en Fiole d'or " de Jin Ping Mei ;

       " Ximen prend le jeune garçon dans ses bras, sa peau claire colorée par le vin, ses dents blanches comme des grains de riz, le désir l'envahit. Boucles accolées, il l'asseoit sur ses genoux. Ils se sucèrent la langue. Celle du jeune garçon gardait le goût du thé aromatique et de gâteaux à la cannelle.

         Le jeune garçon qui suçait des pastilles parfumées, les lui passe dans la sienne.

       Ximen joue par dessous avec sa tige de jade. "

     

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  • Je ne suis pas Danois

    Dimanche 15 février 2015 20.22

     

         Plus les aviations militaires occidentales pulvériseront manière bonne franquette, c'est à dire sans foi ni loi, c'est à dire à l'aveugle, plus elles susciteront les haines et le désir de vengeance, et les vocations de déglingués  ... 

        Pendant ce temps-là pendant que les réfugiés par millions fuient leurs villes, leurs résidences détruites ensevelissant leurs vies, leurs souvenirs, leurs efforts, tandis que les villes seront détruites sans vergogne, tandis que des populations demeureront sans travail sans emploi, et sans travail, ce sera la guerre ... Ne pas chercher midi à quatorze heures, c'est simpliste mais c'est ainsi...

       et pendant ce temps-là  Jade déclare :

        " Il n'a pas le courage de reconnaître qu'il savait. Moi, je sais qu'il savait."

         Dans les colonnes du " Journal du dimanche ", Jade est formelle. Selon l'ex-prostituée, qui a témoigné cette semaine au tribunal correctionnel de Lille dans l'affaire dite du Carlton, Dominique Strauss-Kahn ne pouvait ignorer qu'elle était rémunérée pour les prestations sexuelles auxquelles elle se livrait.

    " Il est d'un niveau social élevé, d'une très grande intelligence, et il veut se faire passer pour un naïf ", poursuit-elle.

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  • On m'a volé mon trou !

    Dimanche 15 février 2015 16.54 11°

         Ce fut un beau dimanche côté temps, pour le reste un dimanche pour les familles-tout-va-bien-tout-le-monde-on-va-au parc, crême brûlée au retour, ou vin chaud, mais revoici Jules Laforgue poète français mort en 1887 - Je me demande qui ça peu intéresser en ce siècle où nous sommes - mais voici pour mon plaisir un extrait de son poème Un Amour dans les tombes ...

     "  Je m'assis sur un tertre où jaunissait un lierre, Devant moi s'étendait l'immense cimetière, quand je vis tout à coup, légion vagabonde, Se prendre par la main des squelettes glacés qui hurlaient en sifflant de leur voix sépulcrales, puis fuyaient en tumulte harcelés par la peur .

       Mais tout se tut bientôt. De nouveau le silence Commençait à régner quand j'ouïs tout à coup L'un d'entre eux fureter comme un spectre en démence Et hurler en pleurant :

        - " On m'a volé mon trou ! "

     

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